Le peuple de la pomme

Le peuple de la pomme

-Texte kenny ozier-lafontaine ( Paul Poule )
-Dessin Margaux Salmi

Les crapauds sont sur le toits, ils le savent et ils entendent bien le faire savoir ! Ils savent pas vraiment sur le toit de qui ou quoi, mais de là ils dominent la nuit. Ils se trompent un peu. Si les étoiles font des rêves d’étoiles, on ne dit pas quand, ni à qui. Il est pourtant bien écrit « chaque bouche doit être cousue ». C’est écrit dans le grand livre des grands blancs. Sans doute rapport au bruit que font ceux qui rêvent quand c’est la nuit, pendant le bruit de nuit des crapauds dominants. Le bruit d’une eau qu’on retrousse pour lui donner l’apparence du miroir, les parpaings tressés, engloutis par l’ombre, le bruit des lampes, le type qu’on croyait mort, s’est redressé, pauvrement, la clope éteinte, et trois frères restent assis dans la cage d’ escalier, il remonte de la nuit profonde et verticale pour échouer à leurs pieds, tout va et c’est bien comme c’est grand. Quelque chose va se redresser pour reprendre la parole. Ça ronflotte dans la piaule d’une vieille, quelque part quelqu’un décrypte, c’est du feu ! … on trempe l’index dans le pot de miel qui a quelque chose à dire à personne en particulier. C’est bien, la lumière a reprit l’apparence du feu. L’éternité recommence petit à petit sans être aller tout au bout. Un vieux rêve qui mijotait dans une vieille casserole donne à boire à la lumière et aux crapauds. C’est presque rien, c’est déjà ça.